« Une nouvelle galerie dédiée à l’art contemporain, pop art et street art, a ouvert. La galeriste Claire Le Gouill nous raconte cette belle aventure. »
CLAIRE LE GOUILL a ouvert sa propre galerie d’art, qu’elle a inauguré ce vendredi aux côtés du photographe Stéphane de Bourgies, maître du portrait en noir et blanc présent pour l’occasion.
Quel a été votre cheminement ?
Je me suis construite dans cette appétence de l’art et la culture, notamment avec l’Ecole de Nice. Après des études en communication et art du spectacle, j’ai travaillé pour la compagnie de danse Bruno Jacquin. à Cannes, au Théâtre de Draguignan, puis dans l’immobilier. Quand j’ai revu en 2018 le galeriste et photographe Jean Ferrerro pour j’avais travaillé, pendant mes études, je lui ai dit que dans mes rêves les plus fous, j’ouvrais ma galerie. Il m’a encouragé.
Quelles ont été les étapes ?
J’ai démarré en ouvrant une galerie d’art en ligne mais le contact avec la clientèle me manquait. J’ai donc ouvert une galerie à Puget-sur-Argens (Var) puis j’ai eu un coup de coeur pour ce local à Mougins.
Pourquoi avoir choisi Mougins ?
C’est un lieu qui est vraiment propice à l’art et l’art de vivre. Je savais que c’était dans ce lieu qu’il fallait que j’installe la galerie. C’est un bel écrin pour rendre hommage au travail de mon équipe d’artistes qui est exceptionnelle.
Quels artistes avez-vous choisi ?
C’est une histoire de coup de coeur, d’abord, pour leur travail mais aussi, au-delà, pour les personnes qu’ils sont. Le métier de galeriste est vraiment un travail d’équipe avec les artistes. On travaille ensemble sur des projets, sur les desiderata des clients parfois, quand on nous demande des créations personnalisées.
Quelle est votre ligne directrice ?
Celle de l’art contemporain, le pop art et certaines oeuvres de street art, j’aime tout ce qui est décalé. J’aime surprendre et innover. Je souhaite éveiller à l’art. J’ai choisi une diversité au sein des univers artistiques pour que chaque personne soit touchée. Il y a des sculptures, photographies, peintures, estampes, capots de Porche… Je présente une cinquantaine d’artistes. Stéphane de Bourgies, Laurence Jenkell, Julein Raynaud, Shona Nunan, Michaël Cartwright, Léa Vandeveld… J’ai également découvert des artistes qui travaillent dans l’art numérique comme Morgane Soulier. Ces nouveaux vecteurs de création sont en pleine effervescence.
Vous avez développé un service de leasing ?
Les entreprises et professions libérales ont la possibilité d’avoir des oeuvres d’art en location et de les acquérir à la fin de la location, avec la levée d’option. Cela permet de réduire significativement le prix d’achat, d’intégrer l’art dans leurs bureaux pour le bien-être des équipes clients, fournisseurs. Mon parcours est lié à l’art et l’entreprenariat. Je suis aussi une femme engagée au sein de l’association Femmes chefs d’entreprise, dont je préside la délégation Var Estérel.
Auteur : Delphine GOUATY
